MOUVEMENTS : Luttes et résistances face à la crise - DOSSIER : Crise, comment en sortir ? - CONFRONTATION : Extrêmes droites et droites extrêmes - EMANCIPATION : Médias, idéologie, misère du pluralisme - ENTRETIEN : La santé malade de la marchandisation
« Pas besoin d’être paranoïaque pour être terrifié » disait un négociateur de « l’accord » sur la dette grecque à la fin octobre . Pas besoin non plus d’être un fin politicien pour comprendre que la droite va jouer sur le sentiment de peur qui naît de la crise. La crise est effectivement très profonde, à tel point qu’elle semble rendre caduc tout projet de transformation sociale. Il n’y a là rien de surprenant. C’est le propre de toute crise que d’ouvrir cette dialectique entre deux attitudes possibles : faire le gros dos et s’en remettre à des orientations apparemment responsables ou basculer vers des alternatives radicales.
Le déroulement de la crise peut se résumer de manière simple : le capitalisme s’est reproduit durant les deux décennies précédant la crise en accumulant une montagne de dettes. Pour éviter l’effondrement du système, les Etats ont repris à leur compte l’essentiel de ces dettes qui, de privées, sont devenues publiques. Leur projet est dorénavant de présenter la facture aux citoyens sous forme de coupes budgétaires, d’augmentation des impôts les plus injustes et de gel des salaires. En résumé la majorité de la population (travailleurs et retraités) doit assurer la réalisation de profits fictifs accumulés durant de longues années.
